Drôle de système...
Publié le 10 Juillet 2011
Dans un récent sondage mesurant l'opinion des français sur les candidats déclarés à l'élection présidentielle, le président de Debout La République, Nicolas Dupont-Aignan, est crédité d'un score de 17% d'opinions positives. Selon certains éditorialistes, ce niveau plutôt bas serait à mettre en lien avec le manque de notoriété dont pâtit le député de l'Essonne puisque, selon cette même étude, seuls 49% des sondés disent connaître Nicolas Dupont-Aignan.
Cette situation, qui ne semble étonner aucun commentateur politique, pose pourtant un problème démocratique majeur dans ce pays. En effet, comment nier l'exclusion médiatique dont souffre Nicolas Dupont-Aignan : invitation à l'émission "Semaine critique" de Franz-Olivier Gisbert déprogramée au dernier moment, aucun passage dans des émissions de grande écoute comme "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier (pourquoi André Chassaigne, membre du PCF et temporairement candidat virtuel de ce parti à l'élection présidentielle a t-il été invité lorsqu'il a publié un livre et pourquoi Nicolas Dupont-Aignan n'a pas eu droit aux mêmes égards lors de la publication de "L'arnaque du siècle" alors qu'il est, lui aussi, candidat déclaré à la présidentielle de 2012 ?)
Et lorsque, par miracle, Nicolas Dupont-Aignan est invité à participer à une émission politique, sa liberté d'expression est parfois soumise à la tutelle de la technique audiovisuelle. On se souvient, plus particulièrement, de son intervention en duplex (c'est plus facile pour couper le son...) dans l'émission "Mots croisés" du 25 mai 2009 animée par Yves Calvi et consacrée à la campagne pour les élections européennes. Le préambule particulièrement lucide exposé par Nicolas Dupont-Aignan engendre la mine déconfite des participants présents sur le plateau pendant toute son intervention et met en évidence le malaise qui règne lorsque la vérité est dite devant plusieurs millions de téléspectateurs (vidéo à voir ou à revoir sans modération ci-dessous).
Cette situation, aussi navrante soit-elle, doit nous amener à décupler notre action militante de terrain et sur la toile pour tenter de compenser l'absence de couverture médiatique de nos idées.