Même en Dordogne, le Gaullisme n'est pas soluble dans l'UMP

Publié le 10 Mai 2009

On le sait, la création de l’UMP avait entraîné la marginalisation des idées Gaullistes au sein d’une majorité présidentielle à laquelle seuls Jacques Chirac et Dominique de Villepin (pourtant initiateurs, avec Alain Juppé, de la création de l’UMP) avaient réussi, en 2003, à donné une coloration gaullienne et une grandeur d’âme en s’opposant ouvertement à l’intervention américaine en Irak.
Mais avec la présentation de sa liste officielle pour les prochaines élections européennes dans le Grand Sud-Ouest, l’UMP confirme sa mue pour une construction européenne de modèle fédéraliste, très éloigné de celui si longtemps défendu par l’ancien Rassemblement Pour la République. Dès lors, les places éligibles sur la liste UMP conduite par Dominique Baudis font la part belle aux anciens membres de l’UDF ou de ses anciennes composantes. Ainsi, outre Dominique BAUDIS, qui avait été un membre éminent de l’UDF, on trouve, en seconde position, Christine de Veyrac, protégée de Valéry Giscard d’Estaing. C’est d’ailleurs ce dernier qui a réussi à convaincre le président de la République (lorsqu’il endosse son costume de chef de l’UMP) de rendre un arbitrage en faveur de Madame de Veyrac… contre l’avis d’Alain Juppé qui soutenait, pour sa part, la candidature de Sonia Dubourg-Lavroff, son adjointe à la Mairie de Bordeaux (ce qui constitue donc un double camouflet pour les anciens du RPR). Alain Lamassoure, lui aussi ancien membre de l’UDF, pointe en troisième position et ferme ainsi la marche des prétendants théoriquement éligibles au parlement de Strasbourg. On retrouve, par ailleurs, pèle mêle, aux places suivantes, des anciens adhérents de Démocratie Libérale ou des membres des nouveaux partis associés à l’UMP : le Nouveau Centre, le Forum des Républicains Sociaux, la Gauche Moderne. Exit donc les anciens membres du RPR.

Dans de telles conditions, il paraît donc très improbable que les Gaullistes de Dordogne puissent voter comme un seul homme, le 7 juin prochain, pour la liste d’inspiration centriste conduite par Dominique Baudis. On se souvient qu’en 1992, à l’occasion du référendum sur le traité de Maastricht, la quasi-totalité des militants du RPR s’étaient rangés sous l’étendard d’Yves Guéna qui avait pourfendu ce traité. On se souvient, aussi, de ce meeting monumental organisé au Parc des Expositions, autour de Philippe Séguin, héraut du « Non » à Maastricht auquel s’étaient associés tous les militants du RPR à l’époque. Mais aujourd’hui, de tout ça, l’UMP, qu'il s'agisse de l'échelon national ou de la fédération départementale, semble vouloir faire table rase. Pourtant, au fond d’eux-mêmes, de nombreux militants et électeurs de l’UMP ne partagent pas cette dérive idéologique sur la construction européenne.

C’est pourquoi, ils devront, à l’occasion du scrutin du 7 juin prochain, voter en leur âme et conscience. Dans cette optique, seule la liste soutenue par Debout La République et conduite par Henri Temple leur permettra d’exprimer, dans le secret de l’isoloir, un vote en totale conformité avec leurs idées.

Rédigé par DLR 24

Publié dans #Elections européennes

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J
Et vu que Baudis, pour se dédouaner sur les frais de réprésentation somptuaires qu'il a fait prendre en charge par l'Institut du Monde Arabe, a tenté d'expliquer que tout ça c'était pour nouer des contacts avec des mécènes en vue de redresser la situation financière catastrophique laissée par son prédécesseur à la présidence de l'IMA... un certain Yves Guéna ! Si avec ça les Gaullistes votent Baudis aux Européennes, c'est à ne plus rien y comprendre.
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