Debout La République lance sa campagne en Dordogne
Publié le 20 Mars 2009
Près de quatre mois après la naissance de Debout La République en tant que parti politique à part entière et moins de trois mois après l’implantation de notre rassemblement gaulliste et républicain en Dordogne, la visite d’Henri Temple, ce 18 mars 2009, aura été l’occasion de présenter la fédération de Debout La République 24 à la presse locale.
Ainsi, après une première phase de recrutement des adhérents qui permet à DLR 24 de se structurer progressivement afin de présenter, aux Périgourdins, une offre politique alternative responsable, raisonnable et résolument orientée vers la recherche de l’intérêt général, cette première offensive médiatique devrait nous permettre de faire connaître, auprès d’un plus large public, nos valeurs et notre programme.
Bien entendu, en sa qualité de tête des liste aux élections européennes pour la circonscription du grand Sud-Ouest qui regroupe les 18 départements des régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon, Henri Temple a pu définir les trois axes prioritaires de notre campagne :
1 Face à la mondialisation, le retour à un protectionnisme européen raisonnable qui fût l’un des piliers fondateurs de la construction européennes et qui a été abandonné au profit d’un ultra-libéralisme outrancier que ne cesse de prôner, aujourd’hui, la Commission européenne par la voix de son président, José Manuel Barroso. Bien entendu, il ne s’agit pas de freiner les échanges internationaux de marchandises ou de services et encore moins d’empêcher le développement économique de nations émergentes mais de prendre en compte la concurrence déloyale que nous subissons de la part des pays qui font du « dumping » sur les salaires, qui n’offrent aucune protection sociale à leurs citoyens ou qui s’affranchissent de toutes les contraintes environnementales. Il s’agit, dans ce même esprit, de lutter contre les délocalisations qui entaillent régulièrement notre tissu industriel. Comme le précise Henri Temple : « on ne peut pas profiter de la misère des uns, pour créer la pauvreté chez les autres ».
2 Repenser la construction européenne sous un axe volontariste qui permette à chaque pays membre qui le souhaite et qui partage, avec d’autres, une même ambition et des atouts indéniables autour d’une compétence spécifique, de créer des agences de coopération. De cette construction « à la carte » débarrassée de la tutelle d’une commission qui l’enferme dans des dogmes, pourrait naitre une Europe plus dynamique, plus créative et donc plus forte pour faire contre poids aux autres puissances. Le consortium qui a participé à la création et au développement d’Airbus n’est-il pas la preuve que ce type de coopération volontaire entre quelques pays qui en ont la possibilité et la volonté est la seule voie pour un développement européen pérenne ?
3 Respecter le caractère démocratique de la construction européenne afin de ne pas avancer à marche forcée contre la volonté des peuples qui composent l’Union. Deux exemples sont symptomatiques des dénis de démocratie que l’on nous inflige régulièrement. Ainsi, en France, alors que les citoyens ont majoritairement rejeté le projet de traité instaurant une constitution européenne en 2005, le président de la République a fait voter, par le Parlement, le traité dit simplifié de Lisbonne qui n’est, dans les grandes lignes, que la transcription du traité présenté aux Français deux ans auparavant. Par ailleurs, alors que la présidence française de l’Union européenne est saluée par les médias comme un succès du président Sarkozy (les médias ne confondent-ils pas agitation et action ?), ce dernier a présenté comme un ultime trophée de sa présidence, le fait d’avoir convaincu le gouvernement irlandais d’organiser un nouveau vote pour faire entériner le traité de Lisbonne dans son pays. Les irlandais disent NON et, sur pression d’un pays étranger, on accepte d’organiser une nouvelle consultation… n’importe quel démocrate normalement constitué, qu’il soit favorable ou hostile au traité de Lisbonne, devrait s’insurger face à une telle décision.
Enfin, la visite d’Henri Temple aura aussi permis de présenter à nos militants et à la presse, Monique Gros, ancienne co-listière de Xavier Darcos aux élections régionales de 2004, qui représentera la Gironde et donc notre région Aquitaine sur la liste pour les élections européennes. Ne transigeant pas avec les valeurs qu’elle a toujours défendues au sein du RPR puis de l’UMP, Monique Gros, particulièrement lucide sur le glissement ultra-libéral pris par l’UMP sous l’ère Sarkozy avait choisi, non sans panache, de claquer la porte de l’UMP girondine. Un exemple de plus en plus suivi par tous les gaullistes qui ont perdu tout repère dans ce que l’on appelle désormais, mais à mon avis à contre sens, le Mouvement Populaire…
Pascal BILLAT
Chargé de Mission